Les mesures permettent dâidentifier et dâobjectiver diffĂ©rentes sources prĂ©sentes dans lâenvironnement intĂ©rieur et extĂ©rieur de lâhabitat, ainsi que certaines zones particuliĂšres du terrain.
Un mĂȘme Ă©quipement peut ĂȘtre concernĂ© par un champ Ă©lectrique et/ou un champ magnĂ©tique. Les niveaux mesurĂ©s peuvent varier selon son alimentation, son fonctionnement et la distance par rapport Ă la source.
Exemples :
Téléviseurs · ordinateurs · écrans · imprimantes · éclairages · cafetiÚres · hottes · radiateurs électriques · plaques à induction · micro-ondes · lits et fauteuils électriques · multiprises · rallonges · chargeurs · cùbles · prises et installations électriques.
Liste donnĂ©e Ă titre dâexemple, non exhaustive.
Les mesures portent notamment sur les sources utilisĂ©es pour transmettre des informations sans fil, Ă lâintĂ©rieur comme Ă lâextĂ©rieur de lâhabitat.
Exemples :
Box et réseaux Wi-Fi · téléphones mobiles · téléphones sans fil · Bluetooth · objets connectés · antennes-relais et autres sources extérieures.
Liste donnĂ©e Ă titre dâexemple, non exhaustive.
La recherche porte sur certaines zones particuliĂšres du terrain, en lien avec la circulation de lâeau souterraine et les caractĂ©ristiques du sous-sol.
Lâobjectif est notamment dâen tenir compte lors de lâamĂ©nagement des espaces de vie, en particulier pour le lit et les espaces de repos.
Les mesures sont rĂ©alisĂ©es dans les espaces de vie et de travail : zones de repos, espaces de dĂ©tente, bureaux et autres postes de travail, piĂšces de vie, ainsi quâĂ proximitĂ© des Ă©quipements concernĂ©s.
Les mesures peuvent Ă©galement ĂȘtre rĂ©alisĂ©es dans lâenvironnement des animaux de compagnie, notamment Ă proximitĂ© de leurs espaces de repos, couchages, lieux de vie et Ă©quipements utilisĂ©s au quotidien.
Une mesure permet dâobjectiver une situation et dâidentifier les sources prĂ©sentes dans lâenvironnement. Elle constitue le point de dĂ©part pour comprendre lâexposition et rechercher des solutions adaptĂ©es.
Les diffĂ©rents champs et rayonnements sont mesurĂ©s Ă lâaide dâinstruments adaptĂ©s, directement dans les espaces concernĂ©s.
La source, son intensitĂ©, la frĂ©quence dâexposition, la durĂ©e, la distance et la situation de la personne sont autant dâĂ©lĂ©ments Ă prendre en compte.
Les mesures sont mises en relation avec lâenvironnement, les usages et les zones rĂ©ellement occupĂ©es afin dâĂ©tablir un diagnostic de la situation et dâidentifier les Ă©ventuels ajustements Ă envisager.
Une fois le niveau dâexposition identifiĂ©, nous recherchons ensemble des solutions adaptĂ©es pour rĂ©duire ou attĂ©nuer lâexposition : distance, emplacement, habitudes dâutilisation, rĂ©glages ou, si nĂ©cessaire, solutions techniques.
Lâobjectif nâest pas de supprimer les Ă©quipements. Une mesure permet dâabord de comprendre la situation et dâidentifier les possibilitĂ©s dâaction. Selon le cas, il peut sâagir de modifier un branchement, dâaugmenter une distance (principe dâĂ©vitement), dâadapter un usage ou, lorsque cela est nĂ©cessaire, dâenvisager une solution technique adaptĂ©e.
1 â Mesure initiale
2 â PremiĂšre action
3 â Ajustement
4 â Mesure aprĂšs correction
Une mesure, une action, une nouvelle mesure : cette dĂ©marche permet de vĂ©rifier concrĂštement lâeffet de lâajustement rĂ©alisĂ©.
Les personnes Ă©lectrohypersensibles ont besoin dâun environnement le plus prĂ©servĂ© possible.
La dĂ©marche reste la mĂȘme : identifier les sources, les mesurer et agir sur celles qui nĂ©cessitent une attention particuliĂšre. Ce qui change, câest le niveau dâexposition recherchĂ©, qui peut ĂȘtre beaucoup plus faible, avec une vigilance renforcĂ©e dans lâenvironnement immĂ©diat et notamment dans les espaces de repos.
Les solutions mises en Ćuvre peuvent alors viser Ă Ă©liminer certaines sources ou Ă en attĂ©nuer lâexposition , en fonction de la situation et des possibilitĂ©s offertes par le lieu.
Lâobjectif reste dâadapter lâenvironnement au niveau dâexposition recherchĂ©, en privilĂ©giant une dĂ©marche concrĂšte et personnalisĂ©e.
Certains travaux ont cherchĂ© Ă mieux comprendre les interactions possibles entre notre environnement et le vivant. Deux exemples permettent dâillustrer des approches diffĂ©rentes : les champs Ă©lectromagnĂ©tiques Ă 50 Hz et les phĂ©nomĂšnes Ă©tudiĂ©s autour des rayonnements telluriques.
GĂ©obiologue, sourcier et spĂ©cialiste reconnu de lâhabitat sain, Thierry Gautier a consacrĂ© une partie de ses travaux sur l'impact des champs Ă©lectromagnĂ©tiques sur la santĂ©.
Dans son ouvrage Et si vous étiez malade des ondes ?, il distingue notamment les effets associés aux champs électromagnétiques 50 Hz et ceux des ondes de communication sans fil.
Son tableau répertorie les effets sur la santé pour lesquels les champs électromagnétiques 50 Hz auraient un rÎle promoteur ou copromoteur.
Dans la rubrique « Tumeurs, cancers », il cite notamment : « accĂ©lĂ©ration dâun processus tumoral ».
Son ouvrage prĂ©sente Ă©galement dâautres effets rĂ©pertoriĂ©s dans ce tableau, notamment au niveau gĂ©nĂ©ral, psychique et cognitif, immunologique et hĂ©matologique, mĂ©tabolique, cardio-vasculaire et gĂ©nital.
â DĂ©couvrir son parcours, ses ouvrages et ses travauxLe professeur Robert Endrös, avec son assistant Karl-Ernst Lotz, sâest intĂ©ressĂ© aux effets biologiques associĂ©s aux zones perturbĂ©es par les rayonnements telluriques, notamment au-dessus de zones de circulation dâeau souterraine.
Dans les travaux prĂ©sentĂ©s, la comparaison entre une zone neutre et une zone perturbĂ©e met notamment en Ă©vidence une hyperactivitĂ© de la glande thyroĂŻde ainsi quâune stimulation des glandes surrĂ©nales, accompagnĂ©e dâune forte libĂ©ration dâadrĂ©naline en situation de stress.
Lâun des enseignements rĂ©sumĂ©s de ces travaux est quâune personne qui dort au-dessus dâune zone de circulation dâeau souterraine peut se rĂ©veiller fatiguĂ©e, en lien avec les perturbations biologiques dĂ©crites.
Le graphique prĂ©sente lâactivitĂ© de plusieurs glandes endocrines : thyroĂŻde, hypophyse, thymus, Ă©piphyse, surrĂ©nales et glandes gĂ©nitales, en zone neutre puis en zone perturbĂ©e.
Ce document sera Ă©galement prĂ©sentĂ© plus largement dans lâarticle consacrĂ© au rayonnement de lâeau.
â Lire lâarticle « Rayonnement de lâeau »Les champs Ă©lectromagnĂ©tiques font lâobjet de recherches depuis plusieurs dĂ©cennies. Les travaux portent sur des frĂ©quences, des niveaux dâexposition et des situations diffĂ©rentes. Certaines institutions ont Ă©galement publiĂ© des Ă©valuations, recommandations ou mesures de prĂ©vention.
Pour mieux comprendre ces travaux, il est important de distinguer les évaluations institutionnelles, les études scientifiques, les rapports de synthÚse et les travaux documentaires.
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence spĂ©cialisĂ©e de lâOMS, a classĂ© en 2002 les champs magnĂ©tiques extrĂȘmement basse frĂ©quence (ELF) dans le groupe 2B : « peut-ĂȘtre cancĂ©rogĂšnes pour lâhomme ». En 2011, les radiofrĂ©quences ont Ă©galement Ă©tĂ© classĂ©es dans ce groupe.
LâOrganisation mondiale de la SantĂ© constitue une rĂ©fĂ©rence internationale pour lâĂ©valuation des effets sanitaires potentiels des champs Ă©lectromagnĂ©tiques. Elle distingue notamment les diffĂ©rentes gammes de frĂ©quences et rappelle les limites des connaissances disponibles sur certains effets.
En France, lâANSES publie des expertises sur les champs Ă©lectromagnĂ©tiques, les radiofrĂ©quences, les basses frĂ©quences et les diffĂ©rentes sources dâexposition. Ses travaux permettent notamment de distinguer les types de champs et les situations dâexposition Ă©tudiĂ©es.
AdoptĂ©e le 27 mai 2011, la RĂ©solution 1815, « Le danger potentiel des champs Ă©lectromagnĂ©tiques et leur effet sur lâenvironnement », appelle les Ătats membres du Conseil de lâEurope Ă prendre des mesures raisonnables pour rĂ©duire lâexposition aux champs Ă©lectromagnĂ©tiques.
Elle recommande notamment lâapplication du principe de prĂ©caution et du principe ALARA, ainsi quâune attention particuliĂšre Ă lâexposition des enfants et des jeunes.
â Consulter la RĂ©solution 1815 (texte officiel)ALARA signifie As Low As Reasonably Achievable, soit « aussi bas que raisonnablement possible ».
Il sâagit dâun principe dâoptimisation : lorsque lâexposition peut ĂȘtre rĂ©duite simplement et sans contrainte disproportionnĂ©e, on cherche Ă la diminuer. Dans lâhabitat, cela peut notamment passer par la distance, lâemplacement des Ă©quipements, la durĂ©e dâutilisation, les rĂ©glages ou certaines habitudes dâutilisation. ALARA ne signifie pas « zĂ©ro exposition » : il sâagit dâune dĂ©marche de rĂ©duction et dâoptimisation.
Au-delà des évaluations institutionnelles, de nombreux chercheurs ont étudié les champs électromagnétiques selon des approches différentes : épidémiologie, mesure des expositions, recherche biologique ou mécanismes cellulaires.
Leurs travaux portent notamment sur les donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques concernant les champs magnĂ©tiques extrĂȘmement basse frĂ©quence (ELF), avec une attention particuliĂšre portĂ©e Ă la leucĂ©mie infantile.
Une partie importante de leurs travaux concerne Ă©galement lâĂ©valuation des donnĂ©es disponibles et leurs limites.
Ses travaux portent notamment sur la mesure et la caractérisation des expositions aux champs électromagnétiques, notamment dans le contexte des téléphones mobiles et des radiofréquences.
Ces recherches sont particuliĂšrement intĂ©ressantes pour comprendre comment une exposition peut ĂȘtre Ă©valuĂ©e concrĂštement.
Ses travaux portent notamment sur lâĂ©lectrohypersensibilitĂ© et sur lâĂ©tude de diffĂ©rents marqueurs biologiques chez les personnes concernĂ©es.
Ces travaux font partie des recherches Ă approfondir dans notre article scientifique, en prĂ©sentant Ă©galement les dĂ©bats et les limites concernant lâinterprĂ©tation de ces rĂ©sultats.
Ămission C Ă vous â France 5 · 6 avril 2016
« Mieux se soigner ? »
â¶ Voir lâintervention du Pr Dominique BelpommeSes travaux proposent notamment des mĂ©canismes cellulaires susceptibles dâintervenir dans les effets biologiques Ă©tudiĂ©s des champs Ă©lectromagnĂ©tiques, notamment autour des canaux calciques et du stress oxydatif.
Ces travaux sont présentés comme des hypothÚses mécanistiques et non comme un consensus scientifique établi.
Ces rĂ©fĂ©rences nâont pas toutes le mĂȘme statut ni les mĂȘmes conclusions. Elles permettent nĂ©anmoins de mieux comprendre les recherches, les recommandations et les diffĂ©rentes approches de la question des champs Ă©lectromagnĂ©tiques.
Les valeurs utilisĂ©es pour interprĂ©ter une mesure ne sont pas identiques dans tous les pays. Des Ă©carts importants existent notamment entre les valeurs rĂ©glementaires françaises et certains repĂšres retenus dans dâautres approches de prĂ©vention.
Ces différences correspondent à des choix de protection et de prévention différents. En France, les valeurs réglementaires sont établies dans un cadre européen et visent notamment à prévenir les effets sanitaires avérés. Pour les radiofréquences, les niveaux de référence français varient ainsi selon la fréquence.
Pour lâhabitat, Habitat Vie utilise des repĂšres plus bas afin dâapprĂ©cier lâexposition dans les lieux de vie et notamment dans les espaces de repos.
| Pour tous | Personnes électrosensibles | |
|---|---|---|
| Champ magnétique 50 Hz | 2 mG | 0,5 mG |
| Champ électrique 50 Hz | 10 V/m | 3 à 5 V/m |
| Ondes de la communication sans fil | 0,6 V/m | à éviter autant que possible |
2 mG = 200 nT
Ces valeurs sont des repĂšres de prĂ©vention et dâinterprĂ©tation, et non des limites rĂ©glementaires françaises.
Elles peuvent ĂȘtre adaptĂ©es Ă chaque situation, selon la source, la durĂ©e dâexposition, la piĂšce concernĂ©e et la sensibilitĂ© de la personne.
Le radon est un gaz radioactif naturel qui peut sâaccumuler dans certains logements, notamment lorsque ceux-ci sont en contact avec le sol et insuffisamment ventilĂ©s.
Lorsque le contexte gĂ©ologique ou le logement le justifie, je peux vous conseiller de rĂ©aliser un dĂ©pistage du radon Ă lâaide dâun dosimĂštre adaptĂ©.
La mesure doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e sur une durĂ©e suffisamment longue pour ĂȘtre reprĂ©sentative, puis analysĂ©e par un laboratoire spĂ©cialisĂ©.
Je ne rĂ©alise pas moi-mĂȘme la mesure du radon : je vous oriente vers le dispositif de dĂ©pistage adaptĂ©.
Un chiffre Ă retenir
300 Bq/mÂł
Niveau de référence annuel dans les bùtiments
Le potentiel radon dâun territoire donne une indication gĂ©nĂ©rale, mais seule une mesure dans le logement permet de connaĂźtre rĂ©ellement son niveau dâexposition.
Source : Géorisques / Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection
Vous souhaitez approfondir le sujet ? Nous prĂ©parons un article consacrĂ© aux principales recherches, publications et rĂ©fĂ©rences concernant les champs Ă©lectromagnĂ©tiques, leurs diffĂ©rents types dâexposition, les effets Ă©tudiĂ©s et les diffĂ©rentes approches scientifiques.
APPROFONDIR LE SUJET âChaque situation est unique. Un Ă©change permet de faire le point simplement sur votre habitat et sur vos besoins.
â Sans engagement â premier Ă©change libre et bienveillant
RĂ©ponse rapide â par tĂ©lĂ©phone ou email