Comprendre ce qui nous entoure

Notre environnement quotidien comprend diffĂ©rents types de champs et de rayonnements. Pour mieux comprendre ce qui nous entoure, commençons par distinguer ceux que l’on peut rencontrer dans et autour de l’habitat.

⚡ Qu’est-ce qu’un champ Ă©lectrique ?

Un champ Ă©lectrique est créé par la prĂ©sence d’une tension Ă©lectrique.

Dans une habitation, il peut ĂȘtre prĂ©sent autour des cĂąbles, prises et appareils Ă©lectriques dĂšs lors qu’ils sont sous tension, mĂȘme lorsqu’aucun appareil n’est en fonctionnement.

Le courant Ă©lectrique domestique fonctionne en courant alternatif Ă  50 Hz. À cette frĂ©quence, le champ Ă©lectrique appartient au domaine des trĂšs basses frĂ©quences (ELF).

Son intensité se mesure en volts par mÚtre (V/m).

Illustration du champ Ă©lectrique autour d’une rallonge branchĂ©e

Une rallonge branchĂ©e est sous tension, mĂȘme lorsqu’aucun appareil n’est connectĂ© Ă  son extrĂ©mitĂ©.

đŸ§Č Qu’est-ce qu’un champ magnĂ©tique ?

Un champ magnĂ©tique est liĂ© au passage d’un courant Ă©lectrique.

Dans une habitation, il apparaĂźt lorsqu’un courant circule dans un cĂąble ou un appareil Ă©lectrique en fonctionnement. Son intensitĂ© dĂ©pend notamment de l’intensitĂ© du courant et de la distance par rapport Ă  la source.

À 50 Hz, il appartient lui aussi au domaine des trĂšs basses frĂ©quences (ELF).

Il se mesure en microteslas (”T) ou en nanoteslas (nT).
1 ”T = 1 000 nT.

Illustration du champ magnĂ©tique autour d’un cĂąble parcouru par un courant

📡 Les rayonnements Ă©lectromagnĂ©tiques en haute frĂ©quence

Les hautes fréquences (HF) correspondent à des fréquences beaucoup plus élevées que celles du courant électrique domestique à 50 Hz.

Elles sont notamment utilisées pour transmettre des informations sans fil : téléphonie mobile, Wi-Fi, Bluetooth, objets connectés, antennes-relais, etc.

À l’intĂ©rieur comme Ă  l’extĂ©rieur de l’habitat, diffĂ©rentes sources peuvent ainsi contribuer Ă  l’exposition Ă©lectromagnĂ©tique.

L’intensitĂ© d’un champ Ă©lectromagnĂ©tique haute frĂ©quence se mesure notamment en volts par mĂštre (V/m).

Illustration des sources de rayonnements Ă©lectromagnĂ©tiques en haute frĂ©quence dans et autour de l’habitat

🌍 Les rayonnements telluriques

Le sous-sol constitue un environnement naturel complexe, dans lequel peuvent circuler des eaux souterraines et se rencontrer différentes formations géologiques.

En gĂ©obiologie de l’habitat, l’étude des rayonnements telluriques s’intĂ©resse notamment Ă  certaines zones du terrain associĂ©es Ă  la prĂ©sence d’eau souterraine et Ă  la structure du sous-sol.

L’objectif est d’identifier les zones particuliĂšres du lieu et d’en tenir compte dans l’amĂ©nagement des espaces de vie, notamment lorsqu’il s’agit de positionner un lit ou un espace de repos.

Illustration des rayonnements telluriques et de la circulation des eaux souterraines sous l’habitat

Le sous-sol n’est pas homogĂšne : l’eau circule dans les pores, fissures et fractures des formations gĂ©ologiques.

Quels effets sont étudiés ?

Les champs Ă©lectromagnĂ©tiques peuvent interagir avec le vivant. DiffĂ©rents mĂ©canismes biologiques et effets potentiels sont Ă©tudiĂ©s, selon les frĂ©quences, les niveaux et les conditions d’exposition.

🔎 Un repùre scientifique

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la SantĂ©, a classĂ© :

‱ en 2002 : les champs magnĂ©tiques d'extrĂȘmement basse frĂ©quence (ELF-MF) dans le groupe 2B ;

‱ en 2011 : les champs Ă©lectromagnĂ©tiques de radiofrĂ©quences dans le groupe 2B.

Le groupe 2B correspond Ă  la catĂ©gorie : « peut-ĂȘtre cancĂ©rogĂšne pour l’ĂȘtre humain ».

🔬

Cancers et processus tumoraux

Mécanismes cellulaires impliqués dans le développement et la progression tumorale.

đŸŒ±

Reproduction et fertilité

ParamÚtres liés à la fertilité, à la reproduction et au développement.

🧬

ADN et matériel génétique

Intégrité et fonctionnement du matériel génétique des cellules.

⚡

Stress oxydatif et radicaux libres

Équilibre entre production de radicaux libres et dĂ©fenses antioxydantes de l’organisme.

đŸ§Ș

Calcium cellulaire

RĂŽle du calcium dans la communication et le fonctionnement des cellules.

🧬

GÚnes et protéines

Expression des gÚnes et production des protéines nécessaires au fonctionnement cellulaire.

🧠

SystĂšme nerveux et maladies neurologiques

Fonctionnement du systĂšme nerveux et mĂ©canismes neurologiques Ă©tudiĂ©s dans diffĂ©rents contextes d’exposition.

➕

Autres effets biologiques

D’autres travaux portent notamment sur les membranes cellulaires, les mĂ©canismes de signalisation et diffĂ©rents paramĂštres physiologiques.

Détecter et mesurer dans votre habitat

Chaque habitat est diffĂ©rent. Une mesure permet d’objectiver ce qui est prĂ©sent dans l’environnement et de rechercher les sources susceptibles d’augmenter l’exposition.

Je rĂ©alise les mesures directement dans les diffĂ©rents espaces de vie et de travail, Ă  proximitĂ© des Ă©quipements du quotidien, ainsi que dans les zones de repos et de dĂ©tente. La dĂ©marche peut Ă©galement concerner l’environnement des animaux de compagnie, selon les besoins.

Mesure des champs électromagnétiques au niveau des équipements du quotidien

Mesurer au plus prÚs des équipements

Identifier et mesurer les champs présents autour des équipements du quotidien.

Mesure dans une chambre au niveau de l'espace de repos

Observer les différents espaces

Les mesures peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es autour du lit, du bureau, des postes de travail, dans les espaces de dĂ©tente ou Ă  proximitĂ© des Ă©quipements du quotidien.

Mesure ciblée au niveau d'une hotte de cuisine

Identifier l’origine d’une exposition

Une mesure ciblĂ©e permet de rechercher les sources prĂ©sentes dans l’environnement et d’en Ă©valuer l’intensitĂ©.

Recherche de zones particuliĂšres dans une chambre Ă  l'aide de baguettes

Rechercher les zones particuliĂšres

Les baguettes peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour rechercher certaines zones particuliĂšres du terrain et du sous-sol, notamment en lien avec la circulation de l’eau souterraine.

Les mesures sont ensuite interprĂ©tĂ©es en fonction de la source, de son intensitĂ©, de la frĂ©quence concernĂ©e, de la distance et des conditions d’exposition.

Des instruments adaptés à chaque recherche

Chaque recherche nécessite un outil adapté. Je dispose de plusieurs instruments complémentaires, choisis en fonction de la nature des champs ou rayonnements recherchés.

Les instruments utilisés pour les mesures électromagnétiques et telluriques
📊

Gigahertz Solutions ME3840B

Appareil semi-professionnel de mesure des champs électromagnétiques basses fréquences. Il permet de mesurer séparément les champs électriques et magnétiques de 5 Hz à 100 kHz.

📡

ESI 24

DĂ©tecteur Ă©lectromagnĂ©tique mesurant les niveaux de rayonnement en basses et hautes frĂ©quences, jusqu’à 10 GHz.

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Greenwave

Mesureur d’« Ă©lectricitĂ© sale » permettant de mesurer les interfĂ©rences radiofrĂ©quences prĂ©sentes sur le rĂ©seau Ă©lectrique.

📡

Safe and Sound Pro II

Détecteur RF professionnel conçu pour mesurer les signaux électromagnétiques de 200 MHz à 8 GHz.

⚡

Catohm DT300

Mesureur de prise de terre indiquant la résistance de terre en ohms, sa conformité et permettant de repérer la position de la phase.

🌍

Baguettes de détection

Outils utilisĂ©s pour la recherche de zones particuliĂšres du terrain et des rayonnements telluriques, notamment en lien avec la prĂ©sence d’eau souterraine.

L’utilisation de plusieurs outils permet de croiser les observations et d’adapter les mesures Ă  la nature de la recherche et Ă  la situation rencontrĂ©e.

ConcrĂštement, que mesure-t-on ?

Les mesures permettent d’identifier et d’objectiver diffĂ©rentes sources prĂ©sentes dans l’environnement intĂ©rieur et extĂ©rieur de l’habitat, ainsi que certaines zones particuliĂšres du terrain.

⚡

Champs électriques
et magnétiques

Un mĂȘme Ă©quipement peut ĂȘtre concernĂ© par un champ Ă©lectrique et/ou un champ magnĂ©tique. Les niveaux mesurĂ©s peuvent varier selon son alimentation, son fonctionnement et la distance par rapport Ă  la source.

Exemples :

Téléviseurs · ordinateurs · écrans · imprimantes · éclairages · cafetiÚres · hottes · radiateurs électriques · plaques à induction · micro-ondes · lits et fauteuils électriques · multiprises · rallonges · chargeurs · cùbles · prises et installations électriques.

Liste donnĂ©e Ă  titre d’exemple, non exhaustive.

📡

Rayonnements
en haute fréquence

Les mesures portent notamment sur les sources utilisĂ©es pour transmettre des informations sans fil, Ă  l’intĂ©rieur comme Ă  l’extĂ©rieur de l’habitat.

Exemples :

Box et réseaux Wi-Fi · téléphones mobiles · téléphones sans fil · Bluetooth · objets connectés · antennes-relais et autres sources extérieures.

Liste donnĂ©e Ă  titre d’exemple, non exhaustive.

🌍

Rayonnements
telluriques

La recherche porte sur certaines zones particuliĂšres du terrain, en lien avec la circulation de l’eau souterraine et les caractĂ©ristiques du sous-sol.

L’objectif est notamment d’en tenir compte lors de l’amĂ©nagement des espaces de vie, en particulier pour le lit et les espaces de repos.

🏠 Des mesures rĂ©alisĂ©es dans les espaces rĂ©ellement occupĂ©s

Les mesures sont rĂ©alisĂ©es dans les espaces de vie et de travail : zones de repos, espaces de dĂ©tente, bureaux et autres postes de travail, piĂšces de vie, ainsi qu’à proximitĂ© des Ă©quipements concernĂ©s.

đŸŸ Et les animaux de compagnie ?

Les mesures peuvent Ă©galement ĂȘtre rĂ©alisĂ©es dans l’environnement des animaux de compagnie, notamment Ă  proximitĂ© de leurs espaces de repos, couchages, lieux de vie et Ă©quipements utilisĂ©s au quotidien.

Mesurer ‱ Comprendre ‱ Diagnostiquer ‱ Agir

Une mesure permet d’objectiver une situation et d’identifier les sources prĂ©sentes dans l’environnement. Elle constitue le point de dĂ©part pour comprendre l’exposition et rechercher des solutions adaptĂ©es.

📏

Mesurer

Les diffĂ©rents champs et rayonnements sont mesurĂ©s Ă  l’aide d’instruments adaptĂ©s, directement dans les espaces concernĂ©s.

🔎

Comprendre

La source, son intensitĂ©, la frĂ©quence d’exposition, la durĂ©e, la distance et la situation de la personne sont autant d’élĂ©ments Ă  prendre en compte.

🧭

Diagnostiquer

Les mesures sont mises en relation avec l’environnement, les usages et les zones rĂ©ellement occupĂ©es afin d’établir un diagnostic de la situation et d’identifier les Ă©ventuels ajustements Ă  envisager.

🌿

Agir

Une fois le niveau d’exposition identifiĂ©, nous recherchons ensemble des solutions adaptĂ©es pour rĂ©duire ou attĂ©nuer l’exposition : distance, emplacement, habitudes d’utilisation, rĂ©glages ou, si nĂ©cessaire, solutions techniques.

💡 Un exemple concret : une lampe de chevet

Illustration du principe de correction du branchement d'une lampe de chevet

L’objectif n’est pas de supprimer les Ă©quipements. Une mesure permet d’abord de comprendre la situation et d’identifier les possibilitĂ©s d’action. Selon le cas, il peut s’agir de modifier un branchement, d’augmenter une distance (principe d’évitement), d’adapter un usage ou, lorsque cela est nĂ©cessaire, d’envisager une solution technique adaptĂ©e.

Mesure initiale autour d'une lampe de chevet

1 — Mesure initiale

PremiÚre étape de correction du branchement de la lampe

2 — Premiùre action

DeuxiÚme étape de correction du branchement de la lampe

3 — Ajustement

Nouvelle mesure aprĂšs correction du branchement

4 — Mesure aprùs correction

Une mesure, une action, une nouvelle mesure : cette dĂ©marche permet de vĂ©rifier concrĂštement l’effet de l’ajustement rĂ©alisĂ©.

Une attention particuliÚre pour les personnes électrohypersensibles

Les personnes Ă©lectrohypersensibles ont besoin d’un environnement le plus prĂ©servĂ© possible.

Identifier ‱ Mesurer ‱ Agir

La dĂ©marche reste la mĂȘme : identifier les sources, les mesurer et agir sur celles qui nĂ©cessitent une attention particuliĂšre. Ce qui change, c’est le niveau d’exposition recherchĂ©, qui peut ĂȘtre beaucoup plus faible, avec une vigilance renforcĂ©e dans l’environnement immĂ©diat et notamment dans les espaces de repos.

Les solutions mises en Ɠuvre peuvent alors viser Ă  Ă©liminer certaines sources ou Ă  en attĂ©nuer l’exposition , en fonction de la situation et des possibilitĂ©s offertes par le lieu.

L’objectif reste d’adapter l’environnement au niveau d’exposition recherchĂ©, en privilĂ©giant une dĂ©marche concrĂšte et personnalisĂ©e.

Deux exemples marquants

Certains travaux ont cherchĂ© Ă  mieux comprendre les interactions possibles entre notre environnement et le vivant. Deux exemples permettent d’illustrer des approches diffĂ©rentes : les champs Ă©lectromagnĂ©tiques Ă  50 Hz et les phĂ©nomĂšnes Ă©tudiĂ©s autour des rayonnements telluriques.

Thierry Gautier

GĂ©obiologue, sourcier et spĂ©cialiste reconnu de l’habitat sain, Thierry Gautier a consacrĂ© une partie de ses travaux sur l'impact des champs Ă©lectromagnĂ©tiques sur la santĂ©.

Dans son ouvrage Et si vous étiez malade des ondes ?, il distingue notamment les effets associés aux champs électromagnétiques 50 Hz et ceux des ondes de communication sans fil.

Son tableau répertorie les effets sur la santé pour lesquels les champs électromagnétiques 50 Hz auraient un rÎle promoteur ou copromoteur.

Dans la rubrique « Tumeurs, cancers », il cite notamment : « accĂ©lĂ©ration d’un processus tumoral ».

Son ouvrage prĂ©sente Ă©galement d’autres effets rĂ©pertoriĂ©s dans ce tableau, notamment au niveau gĂ©nĂ©ral, psychique et cognitif, immunologique et hĂ©matologique, mĂ©tabolique, cardio-vasculaire et gĂ©nital.

→ DĂ©couvrir son parcours, ses ouvrages et ses travaux

Professeur Robert Endrös

Le professeur Robert Endrös, avec son assistant Karl-Ernst Lotz, s’est intĂ©ressĂ© aux effets biologiques associĂ©s aux zones perturbĂ©es par les rayonnements telluriques, notamment au-dessus de zones de circulation d’eau souterraine.

Dans les travaux prĂ©sentĂ©s, la comparaison entre une zone neutre et une zone perturbĂ©e met notamment en Ă©vidence une hyperactivitĂ© de la glande thyroĂŻde ainsi qu’une stimulation des glandes surrĂ©nales, accompagnĂ©e d’une forte libĂ©ration d’adrĂ©naline en situation de stress.

L’un des enseignements rĂ©sumĂ©s de ces travaux est qu’une personne qui dort au-dessus d’une zone de circulation d’eau souterraine peut se rĂ©veiller fatiguĂ©e, en lien avec les perturbations biologiques dĂ©crites.

Le graphique prĂ©sente l’activitĂ© de plusieurs glandes endocrines : thyroĂŻde, hypophyse, thymus, Ă©piphyse, surrĂ©nales et glandes gĂ©nitales, en zone neutre puis en zone perturbĂ©e.

Ce document sera Ă©galement prĂ©sentĂ© plus largement dans l’article consacrĂ© au rayonnement de l’eau.

→ Lire l’article « Rayonnement de l’eau »

Les références scientifiques et institutionnelles

Les champs Ă©lectromagnĂ©tiques font l’objet de recherches depuis plusieurs dĂ©cennies. Les travaux portent sur des frĂ©quences, des niveaux d’exposition et des situations diffĂ©rentes. Certaines institutions ont Ă©galement publiĂ© des Ă©valuations, recommandations ou mesures de prĂ©vention.

Pour mieux comprendre ces travaux, il est important de distinguer les évaluations institutionnelles, les études scientifiques, les rapports de synthÚse et les travaux documentaires.

CIRC / IARC

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence spĂ©cialisĂ©e de l’OMS, a classĂ© en 2002 les champs magnĂ©tiques extrĂȘmement basse frĂ©quence (ELF) dans le groupe 2B : « peut-ĂȘtre cancĂ©rogĂšnes pour l’homme ». En 2011, les radiofrĂ©quences ont Ă©galement Ă©tĂ© classĂ©es dans ce groupe.

OMS

L’Organisation mondiale de la SantĂ© constitue une rĂ©fĂ©rence internationale pour l’évaluation des effets sanitaires potentiels des champs Ă©lectromagnĂ©tiques. Elle distingue notamment les diffĂ©rentes gammes de frĂ©quences et rappelle les limites des connaissances disponibles sur certains effets.

ANSES

En France, l’ANSES publie des expertises sur les champs Ă©lectromagnĂ©tiques, les radiofrĂ©quences, les basses frĂ©quences et les diffĂ©rentes sources d’exposition. Ses travaux permettent notamment de distinguer les types de champs et les situations d’exposition Ă©tudiĂ©es.

Le Conseil de l’Europe — RĂ©solution 1815 (2011)

AdoptĂ©e le 27 mai 2011, la RĂ©solution 1815, « Le danger potentiel des champs Ă©lectromagnĂ©tiques et leur effet sur l’environnement », appelle les États membres du Conseil de l’Europe Ă  prendre des mesures raisonnables pour rĂ©duire l’exposition aux champs Ă©lectromagnĂ©tiques.

Elle recommande notamment l’application du principe de prĂ©caution et du principe ALARA, ainsi qu’une attention particuliĂšre Ă  l’exposition des enfants et des jeunes.

→ Consulter la RĂ©solution 1815 (texte officiel)

ALARA : rĂ©duire l’exposition chaque fois que cela est raisonnablement possible

ALARA signifie As Low As Reasonably Achievable, soit « aussi bas que raisonnablement possible ».

Il s’agit d’un principe d’optimisation : lorsque l’exposition peut ĂȘtre rĂ©duite simplement et sans contrainte disproportionnĂ©e, on cherche Ă  la diminuer. Dans l’habitat, cela peut notamment passer par la distance, l’emplacement des Ă©quipements, la durĂ©e d’utilisation, les rĂ©glages ou certaines habitudes d’utilisation. ALARA ne signifie pas « zĂ©ro exposition » : il s’agit d’une dĂ©marche de rĂ©duction et d’optimisation.

Quelques chercheurs et travaux de référence

Au-delà des évaluations institutionnelles, de nombreux chercheurs ont étudié les champs électromagnétiques selon des approches différentes : épidémiologie, mesure des expositions, recherche biologique ou mécanismes cellulaires.

Feychting ‱ Ahlbom ‱ Kheifets

Leurs travaux portent notamment sur les donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques concernant les champs magnĂ©tiques extrĂȘmement basse frĂ©quence (ELF), avec une attention particuliĂšre portĂ©e Ă  la leucĂ©mie infantile.

Une partie importante de leurs travaux concerne Ă©galement l’évaluation des donnĂ©es disponibles et leurs limites.

→ Voir les travaux

Kjell Hansson Mild

Ses travaux portent notamment sur la mesure et la caractérisation des expositions aux champs électromagnétiques, notamment dans le contexte des téléphones mobiles et des radiofréquences.

Ces recherches sont particuliĂšrement intĂ©ressantes pour comprendre comment une exposition peut ĂȘtre Ă©valuĂ©e concrĂštement.

→ Voir les travaux

Pr Dominique Belpomme, cancérologue

Ses travaux portent notamment sur l’électrohypersensibilitĂ© et sur l’étude de diffĂ©rents marqueurs biologiques chez les personnes concernĂ©es.

Ces travaux font partie des recherches Ă  approfondir dans notre article scientifique, en prĂ©sentant Ă©galement les dĂ©bats et les limites concernant l’interprĂ©tation de ces rĂ©sultats.

Émission C Ă  vous — France 5 · 6 avril 2016

« Mieux se soigner ? »

▶ Voir l’intervention du Pr Dominique Belpomme

Martin L. Pall

Ses travaux proposent notamment des mĂ©canismes cellulaires susceptibles d’intervenir dans les effets biologiques Ă©tudiĂ©s des champs Ă©lectromagnĂ©tiques, notamment autour des canaux calciques et du stress oxydatif.

Ces travaux sont présentés comme des hypothÚses mécanistiques et non comme un consensus scientifique établi.

→ Voir les travaux

Ces rĂ©fĂ©rences n’ont pas toutes le mĂȘme statut ni les mĂȘmes conclusions. Elles permettent nĂ©anmoins de mieux comprendre les recherches, les recommandations et les diffĂ©rentes approches de la question des champs Ă©lectromagnĂ©tiques.

Les seuils : des repÚres pour interpréter les mesures

Les valeurs utilisĂ©es pour interprĂ©ter une mesure ne sont pas identiques dans tous les pays. Des Ă©carts importants existent notamment entre les valeurs rĂ©glementaires françaises et certains repĂšres retenus dans d’autres approches de prĂ©vention.

Ces différences correspondent à des choix de protection et de prévention différents. En France, les valeurs réglementaires sont établies dans un cadre européen et visent notamment à prévenir les effets sanitaires avérés. Pour les radiofréquences, les niveaux de référence français varient ainsi selon la fréquence.

Pour l’habitat, Habitat Vie utilise des repĂšres plus bas afin d’apprĂ©cier l’exposition dans les lieux de vie et notamment dans les espaces de repos.

Les principaux repÚres utilisés

Pour tous Personnes électrosensibles
Champ magnétique 50 Hz 2 mG 0,5 mG
Champ électrique 50 Hz 10 V/m 3 à 5 V/m
Ondes de la communication sans fil 0,6 V/m À Ă©viter autant que possible

2 mG = 200 nT

Ces valeurs sont des repĂšres de prĂ©vention et d’interprĂ©tation, et non des limites rĂ©glementaires françaises.

Elles peuvent ĂȘtre adaptĂ©es Ă  chaque situation, selon la source, la durĂ©e d’exposition, la piĂšce concernĂ©e et la sensibilitĂ© de la personne.

Le radon : un point de vigilance souvent oublié

Le radon est un gaz radioactif naturel qui peut s’accumuler dans certains logements, notamment lorsque ceux-ci sont en contact avec le sol et insuffisamment ventilĂ©s.

Lorsque le contexte gĂ©ologique ou le logement le justifie, je peux vous conseiller de rĂ©aliser un dĂ©pistage du radon Ă  l’aide d’un dosimĂštre adaptĂ©.

La mesure doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e sur une durĂ©e suffisamment longue pour ĂȘtre reprĂ©sentative, puis analysĂ©e par un laboratoire spĂ©cialisĂ©.

Je ne rĂ©alise pas moi-mĂȘme la mesure du radon : je vous oriente vers le dispositif de dĂ©pistage adaptĂ©.

Un chiffre Ă  retenir

300 Bq/mÂł

Niveau de référence annuel dans les bùtiments

Le potentiel radon d’un territoire donne une indication gĂ©nĂ©rale, mais seule une mesure dans le logement permet de connaĂźtre rĂ©ellement son niveau d’exposition.

Source : Géorisques / Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection

Pour aller plus loin

Vous souhaitez approfondir le sujet ? Nous prĂ©parons un article consacrĂ© aux principales recherches, publications et rĂ©fĂ©rences concernant les champs Ă©lectromagnĂ©tiques, leurs diffĂ©rents types d’exposition, les effets Ă©tudiĂ©s et les diffĂ©rentes approches scientifiques.

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